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<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"><title>Billets comportant le mot-clé « social » — Projets inachevés</title><link href="http://blog.iuwt.fr/"/><id>http://blog.iuwt.fr/</id><updated>2010-02-27T19:23:07Z</updated>
<entry><title>OneSwarm, un système peer-to-peer inspiré des réseaux sociaux.</title><link rel="alternate" href="http://blog.iuwt.fr/articles/oneswarm"/><id>tag:iuwt.fr,2009:http://blog.iuwt.fr/articles/oneswarm</id><updated>2009-08-29T18:37:11Z</updated><author><name>asmanur</name></author><category term="r&#xE9;action"/><category term="p2p"/><category term="social"/><summary type="xhtml"><div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"/></summary><content type="xhtml"><div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p><a class="extern" href="http://oneswarm.cs.washington.edu/">OneSwarm</a> est un logiciel de
<em>peer-to-peer</em> dont le but est de garantir l’anonymat au contraire des
protocoles du type BitTorrent. Pour cela, l’information sur les
fichiers disponibles sur les réseaux n’est plus centralisée dans des
<em>trackers</em> mais est au contraire décentralisée. Avec BitTorrent, il
suffit de se connecter au <em>tracker</em> d’un fichier pour savoir qui le
possède ; avec OneSwarm cela n’est plus possible. Les transferts de
fichiers se font en effet qu’avec des pairs de confiance choisis par
l’utilisateur. On parle alors d’un système <em>friend-to-friend</em>. Les
avantages au niveau sécurité sont clairs : seuls les gens en qui vous
avez confiance peuvent voir vos données.
</p><p>Le <em>paper</em> en question décrivant l’architecture d’OneSwarm est
disponible <a class="extern" href="http://oneswarm.cs.washington.edu/f2f_tr.pdf">sur leur
site</a>.
</p><p>Deux points sont intéressants dans ce papier sans être trop
technique. D’une part, le <em>design</em> de OneSwarm est basé sur une analyse des
réseaux sociaux et <em>peer-to-peer</em> existants, d’autre part le moyen
démarrer (<em>bootstrap</em>) le réseau est lui aussi intéressant.
</p><h2>L’étude d’un réseau social, lastfm
</h2><p>Le <em>paper</em> commence par une analyse du réseau social
<a class="extern" href="http://www.last.fm">last.fm</a> et notamment étudie la structure du
graphe social. Par exemple, le chemin moyen pour aller d’un
utilisateur A à un utilisateur B passe par 7 utilisateurs ; tandis que
les deux utilisateurs les plus éloignés sont distants de 14
utilisateurs. Il est également déterminé la bande passante utilisé
pendant les deux semaines durant lesquelles les données ont été
récupérées : 4.66 TB. Ce qui ne fait qu’environ 4MB de données
transférées par utilisateur, cela est bien en-dessous de la capacité
des lignes ADSL actuelles.
</p><p>D’autres remarques sur le comportements des utilisateurs sont faites :
</p><ul><li>la majorité des chansons ne sont écoutées que par un seul
utilisateur ;
</li><li>malgré tout, ce sont les chansons les plus populaires qui
représentent la majorité du traffic ;
</li><li>il n’y a pas de corrélation évident entre <em>être intégré socialement</em>
et <em>écouter beaucoup de chansons</em>.
</li></ul><p>La conclusion tirée de cette étude est la suivante : <em>les réseaux p2p
ont largement plus de capacité totale que de demandes</em>. OneSwarm se
fixe donc pour objectif d’utiliser cet excès de capacité au service de l’anonymat.
</p><h2>Présentation de OneSwarm
</h2><p>OneSwarm n’est pas le premier système <em>friend-to-friend</em>, par exemple
<a class="extern" href="http://freenetproject.org">freenet</a> et son mode <em>DarkNet</em> proposait
un p2p privé de ce type. Un des problèmes des réseaux de ce type,
c’est le début : chaque utilisateur étant identifié par sa clé
publique, pour ajouter des utilisateurs il doit connaître leur clé
publique et les ajouter. C’est là la solution retenue par freenet :
l’ajout manuel de clés.
</p><p>OneSwarm propose une solution originale : au final avec un système
d’ami, on dote le système d’une structure de réseau social. Or les
utilisateurs sont déjà inscrits dans d’autres réseaux, et il est
fatiguant pour eux de toujours reconstruire ce graphe. Ainsi OneSwarm
permet d’utiliser un réseau déjà existant pour importer les amis. Pour
l’instant ils n’ont l’air que de supporter Google Talk au moyen d’un
bot auquel OneSwarm fait des requêtes régulières.
</p><p>S’en suit une description (étonnamment assez peu technique) du
protocole et du fonctionnement interne de OneSwarm.
</p><h2>Avis</h2><p>Le papier en lui même est très accessible et finalement ce n’est pas
tant les connaissances réseaux qui manquent mais plutôt les
connaissances en théorie des graphes. Cependant, une question reste,
bien que partiellement résolue à la fin du papier. Qu’est-ce
qu’apporte au point de vue sécurité et anonymat OneSwarm sur les
réseaux type freenet ? À mon avis OneSwarm repose un peu trop sur le
concept de friend-to-friend pour assurer l’anonymat (en tout cas la
sécurité des transferts en eux-même est très peu évoquée dans le
papier). La réponse apportée par les auteurs est la possibilité
d’avoir des permissions plus fine. À mon avis, OneSwarm représente un
bon compromis entre les performances des réseaux p2p traditionnels et
la sécurité des réseaux p2p anonymes.

</p></div></content></entry></feed>
